LA PILULE : À VOUS DE VOIR SI VOUS AVEZ ENVIE DE COURIR LE RISQUE

Le dangers de la pilule

L’Agence européenne du médicament a publié un communiqué le 12 octobre 2013 expliquant que « les bénéfices de tous les contraceptifs oraux combinés (COC) continuent d’être supérieurs aux risques ».

Ce communiqué a été très largement relayé par la presse.

L’Agence européenne du médicament continue donc à recommander les pilules de 3e et 4e génération. Elle enfonce le clou après avoir déclaré, en mai dernier, être en faveur d’un maintien sur le marché européen de l’antiacnéique Diane 35, souvent prescrit aux adolescentes pour faire office de contraceptif.

Ces médicaments augmentent pourtant fortement le risque d’embolie pulmonaire, de cancer du sein et de l’utérus. (1)

Pourquoi vouloir faire courir des risques aux femmes ?

Pour les médicaments habituels, qui traitent un problème de santé, le rapport bénéfices/risques correspond aux chances de guérir par rapport au risque d’effets secondaires.

Par exemple, si un médicament a 50 % de chance de soulager l’arthrose et 10 % de risque de donner mal à la tête, on jugera que le rapport bénéfices/risques est positif.

C’est le rôle d’une agence comme l’Agence européenne du médicament d’éclairer le public sur ce point. Chacun peut ainsi choisir ses médicaments, sans dépendre de ce qu’affirme le fabricant.

Mais la pilule n’est pas un médicament comme les autres.

Son but est d’éviter de tomber enceinte. Il ne s’agit donc pas de guérir une maladie. C’est un choix personnel, qui dépend du projet de vie de chacun.

Pourtant, l’Agence européenne du médicament vous dit : « Par rapport à l’avantage pour vous et votre partenaire de pouvoir vivre votre sexualité sans avoir d’enfant, cela vaut le coup d’augmenter votre risque de mourir d’une embolie ou d’un cancer. »

Mais de quoi je me mêle ???

Est-ce le rôle des bureaucrates européens de prendre ce type de décision à la place des femmes ?

Une prise de position politique et non scientifique

Cette prise de position de l’Agence européenne du médicament a le mérite de mettre les choses au clair : cette agence joue un rôle politique, et non scientifique.

D’après les derniers chiffres publiés par l’Agence française du médicament, en août 2013, la baisse des ventes de pilules de 3e et 4e génération a été de 52,4 % par rapport à août 2012. Il y a donc péril en la demeure ! Il faut à tout prix persuader les femmes de reprendre leurs achats.

Pourtant les contrindications liées aux pilules de la première à la quatrième génération sont connues et établies depuis parfois près de 20 ans !

– Peut-être avez-vous suivi la plainte, largement relayée par les médias cet été, d’une jeune femme handicapée à 65% des suites d’un AVC liée à la pilule de 3e génération. Les autorités sanitaires britanniques ont prévenu du risque élevé de thrombose liée à cette pilule… en 1995.

• L’Agence Internationale de Recherche sur le Cancer (IARC) considère la pilule cancérigène.

• L’Institut National de Lutte contre le Cancer aux Etats-Unis considère que la pilule augmente le risque de cancer du sein, du col de l’uterus et du foie.

• L’année dernière, une étude sur 1,6 millions de femmes publiée par le New-England Journal of Medicine a montré l’augmentation du risque d’accident vasculaire-cérébral et d’infarctus du pyocarde (crise cardiaque) quel que soit le type de pilule utilisé.

Si l’Agence des médicaments se plaçait sur le terrain scientifique, comme ses consoeurs anglo-saxones citées ci-dessus, elle vous dirait : attention, le risque de faire une embolie pulmonaire ou un cancer en prenant cette pilule est nul, faible, important ou de X%. A vous de voir si vous avez envie de courir le risque.

Elle informerait aussi le public des autres moyens de contraception, qui peuvent être tout aussi efficaces, plus pratiques, moins chers, et moins risqués pour la santé. Comme par exemple le stérilet, dont le coût est près de 100 fois moins cher pour une efficacité 10 fois supérieure et sans les risques et effets indésirables nombreux des pilules.

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