Tout savoir sur la hijama… Presque tout ! (1er cours)

Quelques connaissances fondamentales

 

– partie 1 –

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Que signifie la hijama ? Sans titre-1 d

L’appellation hijama est extraite du verbe hajama (حجم) qui veut dire massa (مص) l’action de sucer, aspirer…

Et l’instrument qu’on utilise en hijama pour aspirer le sang s’appelle al mihjam (المحجم).

Al hajamou (الحجم) est l’aspiration et al hajjaam (الحجام) est le nom que l’on donne au praticien de la hijama.

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Certaines appellations de la hijama dans d’autres langues :

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 En anglais : Cupping therapy ou suction cup therapy

 En chinois : Baguanfa ou Ba Guan Zi

 En japonais : Kyuka Ku

 En malaisien : Bekam

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L’histoire de la hijama ancestrale :

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Certes, la maladie et son remède sont présents depuis le commencement de la création mais plus précisément, le traitement par les incisions et l’aspiration du sang sont connus depuis fort longtemps dans différentes sociétés humaines. En voici quelques exemples :

• Chez les égyptiens il y a 4200 ans (calendrier grégorien). On a trouvé différentes fresques de cette pratique dans les tombeaux des pharaons de cette époque. Ils possédaient à cette époque le plus grand des hôpitaux qui pouvait exister dans le monde.

• Chez les assyriens il y a 5300 ans.

• Chez les chinois il y a 4000 ans. La hijama avec les fameuses aiguilles chinoises restent les plus importants piliers de la médecine chinoise traditionnelle jusqu’aujourd’hui !!

• Chez les grecs il y a 1400 ans.

• Chez les romains à leur époque.

• Chez les arabes et les musulmans. La hijama était connue chez les arabes depuis fort longtemps avant même l’islam. Leur médecine tournait autour de la hijama, la cautérisation et les traitements par les herbes et les plantes. Puis est venu le messager d’Allah sallalahou ‘alayhi wa salam pour confirmer ce remède (la hijama), le pratiquer et inciter sa communauté à l’utiliser comme traitement à tous les maux, et ce dans de nombreux ahadiths authentiques.

• La hijama est rentrée en Europe par l’Andalousie lorsque les médecins musulmans, leaders scientifiques dans le monde à cette époque y étaient présents.

• La hijama de nos jours fut abandonnée fin du 19ème siècle début du 20 ème siècle après l’effervescence de la médecine moderne, contemporaine et des laboratoires pharmaceutiques. Cependant aujourd’hui, avec l’apparition des conséquences néfastes de cette nouvelle médecine et de l’apparition de nouvelles maladies, le monde se tourne vers de nouvelles réflexions, pour un retour à des traitements traditionnels et naturels dont la plus importante reste sans doute LA HIJAMA.

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– Partie 2 –

 

la hijama dans l’Islam 

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Que nous a-t-il été rapporté du Prophète  sur la hijama et ses bienfaits  ?

Notre Seigneur exalté soit-Il dit dans Son noble livre : 

« Ô vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui vous donne la (vraie) vie »

Sourate 8, Verset 24

Et Il dit aussi :

« Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en. »

Sourate 59, Verset 7

Tandis que si nous nous penchions vers la Sounnah de notre Prophète ﷺ – qui ne parle certainement pas avec ses passions – , nous y trouvons de nombreux ahadiths (authentiques) aussi surprenants les uns que les autres. Enveloppés pour certains d’une insistance plus que prononcée pour la revivification de cette noble Sounnah. En voici quelques uns :

Notre Prophète , notre Messager  qui fut envoyé comme miséricorde à l’humanité, a dit :

« Parmi les choses avec lesquelles vous vous soignez la hijama et al fasd ( الفصد ). »

Rapporté dans sahih al Boukhari (7/162) et sahih Mouslim (10/242)

Al fasd est la phlébotomie qui consiste à pratiquer des incisions dans une veine afin de faire une saignée.

Ibn ‘Abbas rapporta du Prophète  : 

« La guérison se trouve dans trois choses : la dose de miel, l’incision d’un hajjaam (le praticien en hijama) et la cautérisation par le feu. Et moi je déconseille ( أنهى ) la pratique de la cautérisation à ma communauté. »

Rapporté dans sahih al Boukhari (volume 10, hadith n°5680)

La cautérisation consiste à chauffer une zone afin de détruire des cellules ou de boucher des vaisseaux sanguins. Pour cautériser, on peut utiliser une source de chaleur ou dans certains cas des produits chimiques, comme le nitrate d’argent. La cautérisation permet notamment un arrêt rapide des hémorragies ou bien peut être conseillé dans les cas de saignements de nez à répétition.

Il  dit :

« Le meilleur des remèdes est la hijama. »

Rapporté par al Boukhari et Ahmad

Jaabir ibn ‘Abdoullah – qu’Allah l’agréé – rapporte du Prophète  :

« S’il devait y avoir un bien dans vos remèdes ce serait dans l’incision du hajjaam, ou dans la dose de miel, ou encore dans la légère brûlure pour traiter la maladie (la cautérisation). Toutefois, je n’aime pas être cautérisé. »

Rapporté par al Boukhari, Mouslim, Ahmad et Nasa-i

Et parmi les choses très étonnantes, l’exhortation pour cette pratique de la hijama n’a pas été faite uniquement par le Messager d’Allah mais aussi par les anges dans les cieux. Un conseil des habitants du ciel (les anges) à notre Prophète et sa communauté.

Anas Ibn Malik rapporta du Prophète  :

« Il n’y a pas un groupe d’anges que je n’ai rencontré, la nuit de l’ascension, qui ne m’ai pas dit : Oh Mouhammad, ordonne à ta communauté la hijama. »

Rapporté dans Sahih al Jami’, hadith n°5671

Donc, si l’exhortation pour cette pratique a été faite non seulement par notre noble Messager mais aussi par les anges honorés, qu’attendons-nous serviteurs d’Allah afin que la hijama devienne le pilier de nos remèdes. C’est une réalité ! L’occident nous a devancé dans cela ! Aujourd’hui la grande majorité des grandes instituts spécialisées dans la hijama se trouve en Europe, aux États-Unis, et en Chine.

Ibn ‘Abas rapporta du Prophète  :

« Heureux le serviteur qui pratique al hijama. Elle évacue le sang, allège le dos et clarifie la vue. »

Rapporté par at-Tirmidhi / Hassan gharib hadith n°1978

J’ai personnellement essayé la hijama pour évacuer la tension dans mes yeux et celle de mes patients et je n’ai jamais vu plus efficace et étonnant que ce remède. Alhamdou lilah pour ce bienfait qu’Allah nous a octroyé.

Abou Hourayrah rapporta du Prophète  :

« Jibril m’a informé que la hijama est le meilleur des remèdes pour soigner les gens. »

Rapporté par Ahmad (hadith n°20096 et n°20205), al Barraz (hadith n°1216), Tabarani (Al sabir, hadith n°5876) et Nasaai (Al Koubra, hadith n°7596)

 

 

– partie 3 –

Le prophète mouhammad ﷺ et son traitement par la Hijama

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Ibn ‘Abbas – qu’Allah l’agréé – a dit :

« Le Messager d’Allah se pratiquait la hijama sur trois (points), un (point) sur la septième vertèbre (de la colonne cervicale) et deux (points) sur chaque veine jugulaire (derrière / juste en dessous des oreilles). »

Rapporté par al Boukhari et Mouslim.

 

Salma (servante du Prophète) – qu’Allah l’agrée – a dit :

« Il n’y a personne ne se plaignait auprès du Messager d’Allah  d’une douleur à la tête sans qu’il ne lui dise : Fais la Hijama ; et personne ne se plaignait d’une douleur au pied sans qu’il ne lui dise : « Teins-les ».

Rapporté par Abou Dawoud dans son Sounan (3858) et authentifié par Shaykh al Albani dans sa correction de Sounan Abi Dawoud. 

Et dans une autre version :

« Teins-les avec du henné ».

Rapporté par al Hakim dans son ouvrage Al Moustadrak (6907).

 

Ibn ‘Abbas – qu’Allah l’agréé – a dit : 

« Le Messager d’Allah se pratiquait la hijama sur la tête pour un mal qui le tenait. »

Rapporté par al Boukhari (7/162), par Abou Dawoud (1836), Ahmad (3/164) (3/267).

Et dans une autre version :

« pour une migraine qui le tenait. »

 

Abou Houraira – qu’Allah l’agréé – a dit :

« Abou Hind a fait Hijama au Prophète  dans la al Ya_foukh (اليَأْفُوخُ) ».

Rapporté par Abou Dawoud et authentifié hassan par Shaykh al Albani.

Al Ya_foukh est la fontanelle : l’espace membraneux séparant les différents os du crâne. Chez l’adulte, les os du crâne sont soudés. Tandis que chez l’enfant (ou plus précisément chez le nourrisson) en revanche, l’ossification n’est pas complètement achevée et laisse apparaître quatre fontanelles au niveau des quatre jonctions interosseuses.

 

Anas – qu’Allah l’agréé – rapporta que :

« Le Prophète  se pratiqua la hijama sur l’arrière de son pied. »

Rapporté par Tirmidhi et an Nassaai. Authentifié dans une version similaire par Shaykh al Albani dans sahih ibn Khouzaima (4/188).

 

Jaabir – qu’Allah l’agréé – rapporta que le Prophète :

« se pratiqua la Hijama sur sa hanche pour une entorse (violente) qui le tenait. »

Rapporté par Abou Dawoud (3863), al Baraoui (12/150) dans sharh Sounnah.

 

 

Les meilleurs moments pour pratiquer la hijama

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Il existe de nombreux ahadiths authentiques montrant l’efficacité de pratiquer la hijama dans des jours précis selon le calendrier hégirien (et non grégorien) : le 17, le 19 et le 21ème jour du mois.

 

En effet Anas – qu’Allah l’agréé – a dit :

« Le Messager d’Allah  se pratiquait la Hijama sur les veines jugulaires et la septième vertèbre. Et il la faisait le 17, le 19 ou le 21ème jour du mois. »

Rapporté par ibn Maaja dans son Sounan (hadith n°3483), par Tirmidhi dans son Sounnan (2052) et dans Chamaail (357), par Ahmad (3/119) et par Abou Dawoud (3860). Authentifié de Sahih par Shaykh al Albani dans Silsilatou Sahiiha (908).

 

Et dans Sounnan de Abou Dawoud, le hadith de Abou Houraira qui rapporta que le Prophète a dit :

« Celui qui fait Hijama le 17, le 19 ou le 21 ; elle sera pour lui une guérison contre tout maladie. »

Authentifié de sahih par Shaykh al Albani dans sahih sounnan Abi Daoud (2/732). 

 

Anas – qu’Allah l’agréé – rapporta que le Prophète a dit :

« Celui qui souhaite faire Hijama, qu’il recherche le 17, le 19, ou le 21ème jour afin que le sang ne soit pas trop agité au point que cela le tue. »

Rapporté par ibn Maaja et rendu sahih par Shaykh al Albani dans sahih ibn Maaja (2808).

 

Certainement, nous savons tous que lorsque la lune est pleine, c’est à dire le 13, le 14 et le 15ème jour du mois hégirien, le stress ainsi que l’irritation nerveuse s’amplifient d’une manière très prononcée chez tout individu. L’homme est ainsi pour dire sur les nerfs, plus qu’à tout autre moment dans le mois. Tous les grands docteurs spécialisés dans la psychologie disent ainsi qu’ : « il existe une relation très forte entre l’agressivité humaine et le cycle lunaire. Et particulièrement entre les alcooliques, les millions d’accidents, et les taux de criminalité. »

C’est pourtant très simple à comprendre ! En effet, le corps humain a les mêmes caractéristiques que la surface de la terre car ils possèdent tous deux 80% d’eau et 20% restants de solides. Donc, la force attractive de la lune provoquant des flux et des marées dans les mers et les océans est la même force réagissant dans nos flux et liquides corporels. Le tout lorsque la lune est pleine durant le 13, 14 et le 15ème jour.

Cela veut dire que durant ces jours pleins, le corps est engorgé, obstrué à cause de toute cette forte attraction lunaire qu’il subit. C’est alors que vient l’ordre de pratiquer la Hijama, après l’achèvement de la lune, le 17, le 19 et le 21ème jour…

 

Regardez comment il est ‘ajib (étonnant) l’ordre de notre Prophète à jeûner le 13, 14 et 15ème jour. 

Qatâda Ibn Milhaan – qu’Allah l’agréé – a dit : 

« Le Messager d’Allah  nous ordonnait de jeûner les jours blancs (13, 14 et 15ème jour). »

Rapporté par Abou Dawoud.

En effet, durant ces trois journées, la forte attraction que subit notre corps a pour conséquence que l’on devient de plus en plus nerveux et en colère. Mais le jeune limite la quantité d’eau dans notre corps (causée par notre alimentation habituelle). Alors le taux de flux est fortement diminué et donc la nervosité, le stress, la colère… SoubhannAllah.

 

IL EST CERTES CONNU (SCIENTIFIQUEMENT) QUE LA HIJAMA PRATIQUÉE EN DEHORS DES JOURS LUNAIRES (13-14-15) EST MEILLEURE QUE SI ELLE EST PRATIQUÉE PENDANT CES JOURNÉES. MAIS LA HIJAMA PRATIQUÉE PENDANT LES JOURS CONSEILLERS (17-19-21) EST LA MEILLEURE DE TOUTES !

 

– partie 4 –

Quelques règles de jurisprudence liées à la Hijama

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– La hijama et les ablutions –

L’école hanafiya et hanabila :

Sont d’avis que la hijama fait partie des annulatifs des ablutions. Et donc celui qui la pratique sur lui doit refaire les ablutions.

L’école malikiya et chafi’iya :

Sont d’avis que la hijama ne fait pas partie des annulatifs des ablutions.

Sources : – Al mourni de ibn Qoudaama (1/184) – Al Majmou’ charh al madhab de Nawawi (2/65) – Nayl al awtaal (1/294-296) – Al Fiqh al Islaami wa idalatuh (1/267-268)

Toutefois l’avis le plus correct est qu’elle ne fait pas partie des annulatifs des ablutions. En effet, Shaykh al Islam ibn Taymiyyah – qu’Allah lui fasse miséricorde – dans Majmou’ al Fatawa (20/526-527) a dit : “Il n’y a aucune preuve authentique rapportant l’ordre du prophète à faire ses ablutions après une Hijama. Il n’a pas ordonné cela aux compagnons après qu’ils se soient blessés. Malgré le grand nombre de leurs blessures…”

L’avis de Shaykh al Islam ibn Taymiyyah dans ce sujet :

Il est PRÉFÉRABLE de les faire (les ablutions) après une Hijama et non OBLIGATOIRE.

 

– La hijama et le jeûne –

L’avis des 4 imams :

– Hanafiya :

Ils la permettent tant qu’elle n’affaiblit pas le patient et la déconseillent si elle affecte le patient dans sa santé.

– Malikiya :

En règle générale, ils la permettent. Toutefois, ils l’interdisent au cas où il est impossible pour le patient de terminer son jeune.

– Hanabila :

Ils sont d’avis que celui qui fait Hijama à quelqu’un et celui qui se fait faire Hijama doivent rompre leur jeune car la Hijama présente dans tous les cas un effet néfaste pour tous les deux.

– Chafi’iya :

Celui qui fait Hijama ou même al fassd (الفصد) ne doit pas rompre son jeune car le prophète a fait Hijama alors qu’il était en état de jeune… Et ceci abrogea (annula) le hadith où le Prophète  a dit : celui qui fait Hijama à quelqu’un et celui qui se fait faire Hijama doivent rompre leur jeune.

Source : rapporté par Ahmad (n°22382), Nassaa-i dans al koubraa (n°3137) et at-Tabarani dans al kabir (n°1447).

Donc nous voyons dans ce sujet deux paroles majoritaires :

1) La première qui dit que la Hijama fait rompre le jeûne et le corrompe et ceci est les madhab des hanabila.

Leur preuve : la parole du Prophète  qui dit que celui qui fait Hijama à quelqu’un et celui qui se fait faire Hijama ont rompu leur jeune.

2) la seconde qui est partagé par la majorité des savants anciens et contemporains qui dit que la Hijama ne rompt pas le jeune.

Leur preuve : le hadith d’Ibn ‘Abbas qui dit que le Prophète  a fait Hijama alors qu’il était en état de jeune. Ils disent de ce hadith qu’il abroge le premier hadith. En effet, l’imam al Boukhari rapporte la parole d’Abou Hourayrah qui vient appuyer ce hadith qui dit : ce qui fait rompre le jeune est ce qui rentre et non ce qui sort (du corps).

Source : Itifah al kiram (349-350)

 

3 réponses

  1. Abou Zaafran

    De rien. C’est avec grand plaisir !

  2. merci de nous avoir dote de toutes ses connaissances concernant lhidjama
    merci encore

  3. de9c19 j aime ,j aime et j aime tant te lire e0 chaque fois c est tes atrlcies sont une source intarissable qui m abreuve et je de9guste chaque ligne avec de9lectation et une grande envie de tout remettre en cause .Tu as le Talent, tu as le coeur mais surtout,tu as du courage رانيا تبارك الله عليك

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